Ou tu te dit, voilà
En regardant la nuit
Qu'est ce qu'elle est courte la vie
Tu sens comme un gouffre béant
Comme un vide au dedans
Qui t'anéantis, qui t'engloutis
Et te fais te sentir tout petit
La perspective du noir te fait peur
Ce temps illimité te fais horreur
Tu n'imagines pas la fin de ton bonheur
Pourtant il faudra bien que tu meurs
Alors tu détourne les yeux
Tu préfère oublier un peu
Tu prends une feuille, un stylo
Pour rendre ce fardeau plus beau
Tu en rajoutes des tonnes pour la frime
T'en écris des lignes et puis quelques rimes
Le coeur un peu plus léger tu retourne te coucher
Et tu sais qu'un jour c'est lui qui va te lacher...